• La Vie après la Vie

    La Vie après la Vie

     

     

    C'est le docteur Raymond Moody qui, le premier, a répertorié de façon scientifique les témoignages de personnes ayant vécu une EMI (Expérience de Mort Imminente). En 1965, Raymond Moody entend le récit du docteur Georges Ritchie, soldat pour l’armée américaine lors de la IIème Guerre Mondiale. Moody est impressionné par la crédibilité de cet homme, devenu psychiatre depuis ce temps. Ritchie ne semblait aucunement mal à l’aise à raconter son récit dans lequel il dit avoir quitté son corps et rencontré des entités. Voici le début de son récit :


    « Je me dressai en sursaut. Quelle heure était-il? Je regardais la table de chevet mais ils avaient enlevé le réveil. Au fait : où était mes affaires?... Le train! J’avais raté le train. Je sautai du lit, pris de panique, cherchant mes habits... Mon uniforme n’était pas sur la chaise. Je regardai dessous, derrière. Pas de sac non plus. Où auraient-ils pu les mettre ailleurs que dans ce placard de chambre? Sous le lit peut-être? Je tournai autour et soudain me glaçai... Il ya avait quelqu’un dans le lit!


      Je vins plus près. C’était un tout jeune homme avec des cheveux bruns bouclés coupés courts, étendu calmement. Mais c’était impossible, je venais de sortir de ce lit! Pendant un moment, je luttai contre le mystère. C’était vraiment bizarre, mais je n’avais pas le temps... »


    D’abord intrigué, Moody oubli cette histoire jusqu’au jour où, quelques années après, une de ses étudiantes lui rapporte une expérience similaire vécue par sa grand-mère. La ressemblance avec l’histoire de Ritchie est si frappante qu’il décide de faire une petite enquête pour savoir si ce genre de phénomène est fréquent ou s’il s’agit plutôt de deux cas isolés. Il ne lui faut que très peu de temps pour rassembler quelques cas, chacun semblant être un copier-coller des autres. Il décide donc de mener une enquête plus vaste.


    C’est en 1975 que Moody sort les résultats de son enquête. Il provoque alors une onde de choc dans le grand public avec la sortie de son livre sur "La vie après la vie" dans lequel il relate les similitudes des cas rencontrés et l’impossibilité d’expliquer les expériences par les théories habituelles.


    1. Le sujet déclare que ce qu’il a vécu n’est pas exprimable avec des mots humains

    2. Le sujet s’entend déclaré mort ou bien tout lui semble étrange; il se sent ou se sait mort

    3. Le sujet ne ressent aucune douleur et se sent parfaitement détendu et calme

    4. Il entend un bruit proche d’une sonnerie

    5. Le sujet sort de son corps et voit ce qui se passe autour de lui. Il flotte au dessus de la scène.

    6. Le sujet est aspiré dans une sorte de tunnel

    7. Des membres de la famille, décédé, apparaissent dans le tunnel ou au bout et l’aident

    8. Le sujet aperçoit une lumière brillante

    9. Il revit sa vie dans les moindres détails

    10. Le sujet se heurte à une sorte de frontière

    11. Quelqu’un lui dit que se n’est pas son heure

    12. Il se retrouve soudain dans son corps

    13. Le sujet veut raconter son histoire mais on le prend pour un fou. Il se referme comme une coquille et s’imagine qu’il est le seul au monde à avoir vécu çà

    14. Il commence à lire pour essayer de comprendre

    15. Il n’est plus effrayé par la mort

    16. Il a envi de vivre profondément


    Tout en avouant les limites de son étude et l’importance d’en faire de nouvelles, il ouvre une brèche à la possibilité d'une survie de l'âme après la mort du corps physique.


    Il n’en fallait pas plus pour attiser l’intérêt de scientifiques (dont une grande majorité sceptique) qui se sont réjouit de ce nouveau terrain de recherche encore vierge. La plupart jugeant que le caractère anecdotique des récits choisis par Moody démontrait son manque de rigueur scientifique. Des études débutèrent alors avec le but bien avoué de contredire les conclusions de Moody.


    Une des premières études fut celle de Kenneth Ring, dont les conclusions recoupent en tout points les éléments abordés par Moody dans son livre.



    Le Professeur Raymond Moody

    Auteur du célèbre ouvrage

    " La Vie après la Vie "


    En 1979, Micheal B. Sabom, alors cardiologue à Atlanta (et sceptique militant) amène l'hypothèse que les EMI (Expérience de Mort Imminente) sont causées par une adaptation psychologique à l'anoxie (manque d'oxygène). Avant de mener son enquête il émit ce commentaire : « J’ai réanimé beaucoup de personne mais jamais quelqu’un n’est venus me voir pour me raconter de telles expériences. » Profondément convaincu que les expériences rapportées sont le fruit du cerveau, Sabom aligna toutes les hypothèses possibles expliquant les visions des sujets: prise d'un médicament, hallucinations ou mensonges. Mais à sa grande surprise, il dut finalement en arriver aux mêmes conclusions que Ring et Moody. Il ne put expliquer comment une personne peut, alors que son cerveau montrait tous les signes d’une mort cérébrale, peut décrire en détail l'ensemble des traitements médicaux qu'elle a subit.  C'est le cas de Pam Reynold, cas très connu et médiatisé qui décrivit son expérience hors de son corps et sarencontre avec des parents défunts.


    « Pamela, fut opérée pour un anévrisme au cerveau. Les médecins ont du la maintenir pendant 45 minutes avec un électro-encéphalogramme plat (sans aucune activité détectable) et une circulation sanguine extracorporelle. Elle a raconté par la suite comment elle étai sortie de son corps, vu les étapes de sa chirurgie et quitté pour un tunnel au bout du quel une lumière extraordinaire l’attendait ainsi que des parents décédés. »


    P.Raynolds

    Photo INREES

    À ces premières études s’ajoutèrent plusieurs autres dont celle de Maurice Rawling, cardiologue dans l’armée pendant 10 ans, Georges Gallup Jr. de la firme de sondage, et Melvin Morse, chacune d’entre elles contribuant à une meilleure connaissance de ce phénomène que les traditions religieuses reléguaient qu’aux mystiques ou aux illuminés.


    Les études du pédiatre Melvin Morse sont particulièrement troublantes car elles se sont concentrées sur les expériences faites par les enfants. En effet, les récits décrits par ceux-ci sont d’autant plus frappant que beaucoup d’entre eux n’ont pas encore de culture religieuse ou médicale. Lorsqu’il relate en détail les manœuvres que les médecins ont fait sur leur corps en disant avec un sérieux troublants qu’il se sont vus flotter au-dessus de leur corps avant d’être emporté dans un endroit d’une beauté indescriptible.



    Récit d’un petit garçon de 12 ans qui est réanimer après un arrêt cardiaque dans le couloir d’un hôpital. « Il se rappelle avoir été dans le couloir de l’hôpital puis avoir eut la sensation de sombrer  comme quand on passe sur une bosse en voiture et qu’on a l’estomac qui remonte. Il entendit un drôle de sifflement dans ses oreilles et des gens qui parlaient. Ensuite, il flottait au plafond de la pièce et regardait son corps au dessous de lui. La pièce était sombre et une lumière douce illuminait son corps. Il entendit une infirmière : «  j’espère qu’il ne faudrapas le faire » et il observa la procédure de réanimation cardio-pulmonaire. Il vit une infirmière mettre une sorte de graisse sur son corps puis tendre des raquettes sur au docteur. Les raquettes furent placées sur son corps... et lorsque le docteur a appuyé sur le bouton, je me suis retrouvé dans mon corps. »


    Avec l’avènement des communications, et parallèlement à l’amélioration des soins médicaux, les récits de personnes ayant frôlé la mort sont de plus en plus nombreux et les études de plus en plus poussées.


           

    Au cours de ces nombreuses études, on a considéré plusieurs hypothèses pour expliquer les expériences rapportées : Une surdose pharmacologique. Manque d’oxygène au cerveau. Mauvais traitement médicale. Conditionnement culturel et religieux. Le mensonge. Mauvaise anesthésie. Les sujets commencent à se réveiller en fin d’opération. Les sujets on pu enregistrer des bribes d’informations pendant leur traitement. Les sujets ne sont pas vraiment dans le coma. Les critères de sélection des cas permirent d’infirmer ces hypothèses.


               Depuis ces premières études, plusieurs autres sont venus soutenir les connaissance du phénomène. Soulignons celle des chercheurs Erlendu Haraldson et Karl Osis qui voulurent comparés les récits répertoriés en Inde et ceux en Amériques. Les conclusions montrent une similitude presque parfaite.


    À cela est venu s’ajouter les nombreux récits rapportés par Élisabeth Kübler-Ross. Cette dernière fut la pionnière en ce qui concerne l’intervention auprès es personnes en phase terminale en accompagnant plus de 20 000 personnes en fin de vie. Dans ces livres, elle relate plusieurs cas venant appuyer l’idée d’une survie de l’âme après la mort.


    Certains cas sont particulièrement troublants car les sujets rapportent des informations qu’ils n’avaient pas avant.


    «  Nous avons le cas d’une fillette de 12 ans qui ne voulait pas parler de son expérience, puisque aucune mère ne veut entendre qu’un de ses enfants s’est senti mieux ailleurs que chez elle. Ceci est compréhensible. Mais l’expérience de la fillette était si extraordinaire qu’elle avait eu besoin de la raconter à quelqu’un. Elle a donc confié à son père qu’elle avait vécu, lors de sa « mort », des évènements si merveilleux qu’elle n’avait pas voulu revenir. Ce qu’il y avait de particulier. c’est que son frère était près d’elle et l’avait prise dans ses bras avec amour et tendresse. Après avoir raconté tout cela à son père, elle ajouta : la seule chose que je ne comprenne pas est le fait que je n’ai pas de frère. Son père se mit alors à pleurer et lui raconta qu’elle avait en effet eu un frère mai que ce dernier était décédé trois ans avant sa naissance. Mais personne ne lui en avait jamais parlé. »


    Beaucoup de récits apportent des preuves tangibles qu’un phénomène particulier se produit vraiment. Lorsque des parents meurent à quelques minutes d’intervalles sans savoir que l’autre est mort.


    « Oui, tout va bien maintenant. Maman et Peter sont déjà en train de m’attendre. » me glissa un petit garçon, et avec un sourire heureux il glissa dans le coma et de là, dans le passage qu’on appelle la mort. Je savais que sa mère était morte au moment de l’accident, mais Peter n’était pas mort : on l’avait hospitalisé dans service spécialisé pour les grands brûlés. Je voulus m’informer de Peter, mais ce ne fut pas nécessaire, comme je passais près de la salle des infirmières, un appel téléphonique venant de l’autre hôpital m’informa que Peter était mort quelques minutesplus tôt. »


    Un cas encore plus troublant fut répertorié par l’équipe du Dr Kübler-Ross :


    Dr E. Ross

    « Une indienne américaine m’a raconté un jour que sa soeur avait été renversée par un chauffard à des centaines de km de sa réserve. Un autre conducteur s’arrêta et tenta de l’aider. La jeune mourante lui confia alors cet ultime message : allez rendre visite à ma mère et assurer la que tout va bien car je me trouve avec mon père. Elle mourut peu de temps après. Le père était effectivement mort une heure avant, à mille km de là sans que la jeune femme le sache. »


    Ensuite, des aveugles peuvent voir durant cette expérience des éléments qu’ils peuvent décrire par la suite :


    « L’une de nos malades était devenue aveugle à la suite d’une explosion de laboratoire. Au moment où elle quitta son corps physique, elle fut pourtant capable de voir et de décrire les circonstances de son accident. Mais lorsqu’elle fut ramenée à la vie, elle était toujours aveugle. »


               L’élément le plu probant proviennent des enfants et des personnes n’ayant aucune connaissance médicale mais qui, suite à leur expérience, peuvent décrire chaque manœuvre avec une précision très grande.


    Tout d’abord, à travers le nombre considérable de récits ayant été répertoriés dans les quatre coins du monde, les similitudes tendent à démontrer la réalité d’un autre monde (ou état d’esprit) qui nous attend après la mort. En plus de démontrer le caractère universel du phénomène, les conclusions démontrent que ces phénomènes de visions ou de flottement ne peuvent être expliquer par une surdose pharmacologique ou un dysfonctionnement du cerveau.





  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :